Elle avait pris l'habitude d'encaisser et de reçevoir les coups sous l'effet de sa colère, et pour ne pas le rendre fou elle baissait les yeux face au regard haineux de son père.
Elle était toujours un peu trop bavarde ou un peu trop mysterieuse, pas assez serviable, pas assez silencieuse . . .
Elle avait compris depuis longtemps, il fallait juste qu'elle se taise, qu'elle ecoute, qu'elle marche au pas. . . Mais surtout qu'elle se taise . . .
Elle a fini par couler et par se noyer dans le plus grand des silences, rongée par la culpabilité elle avait le mal de l'enfance. Elle s'est enfermée dans son monde et ça lui a permis de survivre, Fallait pas qu'lle tombe, fallait supporter et vivre . . .
Alors un jour elle a trouvé ce qui l'a sauverait de tout, elle a pris le stylo, ecrits les mots qui chassaient ses angoisses. C'etait un peu sa manière à elle de prendre ses jambes à son cou, mettre ses peurs, ses regrets face à face.
Le rire est sa seule arme. C' est l'arme de ceux qui savent transformer leurs douleurs en force.